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Synopsis L'enfant-narrateur travaille à l'hospice où des vieillards le paient pour une promenade. Quand il rentre il retrouve son père, malade, dont la mort est imminente et sa mère qui s'enfuit le soir. Sans doute pour s'ouvrir un autre univers, l'enfant s'est accroché au désir de posséder, quelqu'en soit le prix, un milan, animal captif d'un marchand devant lequel il passe chaque jour. Et pour l'obtenir il fera ce qu'il ne pensait ne jamais faire, devenir cruel. Mais l'arrivée de l'oiseau à la maison sera une source d'échange entre le père et le fils, une lueur d'espoir. Notre avis : on retrouve comme dans " Une rivière verte et silencieuse " une relation père-fils pleine d'amour et de douleur que l'auteur traduit dans un style pur, sans fioriture, touchant. |
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" C'est l'année où il a tant neigé
que j'ai voulu acheter le milan. J'ai désiré le posséder
depuis le premier jour où Di Gasso l'a mis en vente, sur le trottoir
de la rue de Brescia, parmi les postes de radio, les pièces d'automobiles
d'occasion et les tables de chevet. Jamais encore je n'avais autant désiré
posséder quelque chose.
Extraits 1. " Par
la suite je suis repassé rue de Brescia tous les soirs en rentrant
de l'hospice pour m'assurer que le milan était toujours là,
tout droit dans sa cage. 2. " La neige craquait sous mes pas. Je m'efforçais de ne penser à rien, je marchais seulement très vite. J'avançais comme dans un rêve parce que rien autour de moi ne m'indiquait que j'avançais. " 3. " Je reposais délicatement sa tête, il fermait les yeux et s'endormait. Ça allait mieux quand il se réveillait. Il cherchait le milan des yeux et il était détendu. J'étais assis dans le fauteuil et nous le regardions manger. Le plus beau, c'était quand il mangeait le soir, et qu'alors j'avais allumé la lampe de chevet. L'abat-jour était orange, et l'ampoule de quarante watts était parfaite pour diffuser à travers ce qu'il fallait de lumière. "
Quatrième de couverture " Et soudain elle m'a dit qu'elle pensait que
je ne dormais pas. Ensuite elle a sangloté très doucement,
et moi aussi, mais encore plus doucement qu'elle. Je sais faire ça
tout à fait silencieusement. Et lorsqu'elle a commencé à
dire ces choses à propos d'elle et de moi, et dont je n'ai pas
envie de me souvenir, j'ai déroulé devant mes yeux ce long
et majestueux vol plané de mon milan.
Martine LAVAL écrit dans Télérama " Son roman La dernière neige défie les superlatifs. On pourrait dire qu'il nourrit l'âme du lecteur et comble l'amoureux de la langue française... Une écriture qui coule comme une rivière verte et silencieuse, transparente et pudique, vive et apaisée, qui laisse entendre le bonheur sans le dire, qui laisse imaginer la douleur sans la décrire. Les mots sont précis, sonnent juste. Les phrases sont courtes, évidentes, et leur beauté résonne, longtemps... Hubert MINGARELLI, prince de l'ineffable*, va lui-même jusqu'à imaginer une âme aux histoires. Il les voit humaines, parfois belles, parfois tristes. Toujours désirables, nécessaires. Nous aussi. " ISBN 2020412225 - 126 pages
A propos de l'auteur Hubert MINGARELLI habite à la montagne, près de Grenoble en France. Il débuta par des livres destinés aux enfants. C'est avec une rivière verte et silencieuse qu'il se fait connaître du grand public. La dernière neige est le second roman publié dans cette collection. Du même auteur : Une rivière verte et silencieuse. |
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