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Synopsis Ce récit nous emmène dans l'imaginaire d'un enfant qui vit seul avec son père. Ce dernier a perdu son emploi à l'usine de compresseurs de la ville, et vit désormais de la tonte des pelouses. Tous deux nourrissent l'espoir de s'assurer un meilleur quotidien grâce à la vente de la centaine de rosiers en pots qu'ils alignent avec le plus grand soin dans l'arrière cour. Primo, c'est le nom de l'enfant, est un solitaire qui marche beaucoup. Il déroule ses pensées dans un tunnel construit dans les herbes hautes, rêve et partage à son retour ses univers avec son père qui lui aussi pense parfois tout haut. Ils accueillent leurs confidences respectives avec un respect qui nous touche profondément. Ce livre nous montre " une belle relation père-fils " faite de tendresse, d'humilité, de partage. Des moments du quotidien sont décrits avec tant de finesse qu'ils en deviennent magiques. Quand la réalité parfois difficile les rattrape, ils font face tous les deux à leur façon et gardent l'espoir. L'on ressent tout au long de ce récit l'amour de l'un pour l'autre. Si vous vous laissez aller à la poésie de ce texte vous aurez du mal à reposer ce livre avant la fin. Notre avis : un univers de poésie. |
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" Cette herbe poussait si vite que personne ne jugeait utile de couper une herbe qui aurait repoussé le lendemain. Elle commençait derrière les maisons et, me semblait-il, s'étendait aussi loin que la vue portait depuis le sommet du château d'eau. Mais je ne pouvais pas l'affirmer, car je n'étais jamais monté sur le château d'eau. C'était une herbe mystérieuse. Je pouvais marcher une heure sans rencontrer autre chose que ces herbes qui me dépassaient d'un demi-mètre en hauteur, mais laissaient entrer la lumière du soleil, de sorte qu'il n'y avait rien d'effrayant à y marcher, même sur un kilomètre à l'intérieur. "
Extraits 1. " Quand le vent soufflait, il ne s'engouffrait jamais dans mon tunnel, je ne sais pas pourquoi. Il passait toujours au-dessus, et décrire le son qu'il produisait sur le sommet des herbes me paraît difficile. Cela fait un peu penser au son que le vent produit sur du linge en train de sécher. Mais ce n'est pas encore ça. On peut s'en rapprocher si l'on imagine du linge délicat, en soie, ou encore plus fin que la soie. Ou plutôt que du linge, des milliers de fils de soie en train de sécher dehors alors que le vent souffle délicatement. j'ai l'impression que c'est ça, en tout cas au plus près que je puisse donner à imaginer. " 2. " J'étais curieux de voir l'effet que cela faisait de ne plus avoir l'électricité. Je poussai l'interrupteur. Les deux ampoules de la maison restèrent éteintes. Et l'effet que cela me fit était vraiment étrange. Tout d'abord il me sembla que j'entendais pour la première fois le déclic de l'interrupteur, quelque chose d'essentiel s'était détraqué. Quelque chose d'aussi essentiel et logique, par exemple, que le chaud et le froid. C'était comme mettre la main sur la plaque rouge d'un four et ne pas sentir la brûlure. Enfin, c'est à peu près ça. " 3. " Les gens prétendaient que mon père était un raté. Ils omettaient de dire qu'il avait attrapé des truites bleues à la main. "
Quatrième de couverture " Les chiens noirs sont ils sensibles
aux malheurs des gosses ? ISBN 2020490668 - 124 pages
A propos de l'auteur Hubert MINGARELLI, ce lorrain né en 1956, quitte l'école à 17 ans pour s'engager durant trois années dans la Marine nationale française. Il mènera ensuite une existence errante à travers l'Europe avant de devenir écrivain pour la presse enfantine. Il vit aujourd'hui dans un hameau de montagne près de Grenoble en France. Une rivière verte et silencieuse est son premier roman grand public. Du même auteur : La dernière neige. |
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