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Chaque jour est un adieu d'Alain REMOND
Chaque jour est un adieu
Alain REMOND

témoignage

Editions du Seuil
France - Prix alapage.com : 13,75 €
Québec - Prix archambault.ca : 17,95 $


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Synopsis

Dans ce livre court qui se lit d'une seule traite, Alain REMOND, retrace son enfance en Bretagne. Par ce récit de tous les bonheurs dont il garde le souvenir aux côtés de ses 9 frères et soeurs, il permet aux lecteurs de retrouver des bribes de leur propre jeunesse.

Qui ne se souvient pas des jeux avec ses voisins, ses cousins et où l'imagination prenait une part importante ?

Dans un style dépouillé, il évoque aussi les souffrances liées à l'alcoolisme de son père, à la mort de l'amour entre ses parents, puis plus tard à la dépression de l'une de ses soeurs.

On comprend que le monde enchanté que les enfants se créaient pendant la journée était une façon de se protéger, de se donner des forces pour supporter la guerre qui s'installait à la maison au retour du père.

Notre avis : impossible de rester insensible.

 
 

 


Premières lignes

" Hier soir, Yves m'a dit qu'il était passé devant la maison, à Trans.Il m'a demandé si je savais qui y habitait. Je n'en ai pas la moindre idée. Je ne sais même plus quand est-ce qu'elle a été vendue la maison. Peu de temps après la mort de ma mère, sans doute. Je n'avais pas voulu m'en occuper. Je m'étais bouché les yeux et les oreilles. Faites ce que vous voulez, vendez-la, ça m'est égal, je ne veux pas le savoir, ça ne m'intéresse pas. Pour ce qu'elle vaut, cette maison. "

 

Extraits

   1. " Forcément, le nombre d'enfants et le nombre de lits, on dormait à plusieurs dans le même lit. Tête-bêche, s'il le fallait. Ça favorisait les discussions, les conversations, tard dans la nuit. Surtout dans la chambre des filles. L'hiver on se chauffait avec des briques. On mettait les briques dans le four de la cuisinière, le soir. Quand elles étaient bien chaudes on les enveloppait de papier journal. Et on les mettait au fond du lit, un peu avant d'aller se coucher. "

    2. " Regarder vivre les poules dans une cour, au soleil, qui éprassent (cherchez pas c'est du patois), c'est une façon de vivre en accord avec le monde. Et je ne parle pas des œufs. "

    3. " Il y avait, à l'intérieur de ce bonheur, un malheur plus grand encore. Et je ne sais pas si je vais trouver les mots pour avancer, dire l'enfer du paradis terrestre. "

 

Quatrième de couverture

" Je sursaute à cette seule idée : d'autres gens y habitent, dans notre maison. Et ça reste complètement insupportable. Combien de temps a-t-elle été à nous ? J'avais six ans quand on s'y est installés. J'en avais vingt-cinq à la mort de ma mère, quand elle a été vendue. Pourtant, je n'arriverai jamais à en parler autrement que de notre maison. On y a été tellement heureux et parfois, aussi, si totalement désespérés, nous tous, les dix enfants. Et nos parents. J'habite loin de Trans, maintenant, depuis longtemps, mais il m'arrive de repasser devant la maison, en tremblant. Et c'est comme si je me brûlais, en approchant de la fenêtre. Parce qu'en même temps que ce bonheur, il y a eu trop de malheur. "

 

Dans les médias

M. Olivier Barrot, émission de FR3 " Un livre, un jour " :

Si le récit d’Alain REMOND, Chaque jour est un adieu, publié aux éditions du Seuil, connaît un véritable succès, c’est qu’en nous racontant son enfance en Normandie puis en Bretagne, l’auteur, au fond, parle à chacun d’entre nous. Tous, nous avons rêvé ou connu une famille comme la sienne. Dix enfants, des parents attentifs, le souvenir des combats meurtriers de la Libération, et le car de Flers, d’où descend une fois par semaine Jean, le frère aîné, pensionnaire. Des milliards d’heures de bonheur pur, écrit Alain REMOND, au milieu des lapins et des cochons, dans les fermes et les villages aux noms si mélodieux : Le Rocher Toc, le Pas Cru, la Lande Chauve. L’odeur du goudron distillé par les cantonniers, l’odeur du lard de cochon ébouillanté. L’arrivée de l’eau courante ? Une merveille. L’achat des vêtements neufs, si onéreux ?

Une épreuve. La première épreuve, l’enfant la connaît quand il découvre que son père s’adonne à la boisson. A l’hôpital, il se rend compte que celui-ci est différent avec ses voisins de lit de ce qu’il est à la maison. Ils se parlent enfin, le père meurt, la mère doit rechercher du travail. Aujourd’hui, la maison familiale est démolie. " Je veux vivre en paix avec tous, conclut Alain REMOND, les vivants et les morts. "

France - ISBN 2912632838 - 212 pages
Québec - ISBN 2020389746

 


A propos de l'auteur

Alain REMOND est rédacteur en chef du magazine Télérama. Il y tient la rubrique " Mon oeil " dans laquelle il porte un regard critique et humoristique sur le monde de la télévision.

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