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Synopsis Patrick MENEY est journaliste. Il a rencontré Marwan, 26 ans, et a essayé de comprendre comment un adolescent insouciant, ayant grandi dans le conflit libanais, est devenu un tueur. Il nous raconte son enfance paisible, bien entouré par sa famille, jusqu'au jour où les miliciens sont arrivés dans son village. La curiosité va conduire Marwan à une vie où la violence est son quotidien, où la guerre est le seul " métier " qu'il sache faire. A travers ce récit, les lecteurs épargnés par l'histoire se poseront sans nul doute la question de leurs propres choix dans un tel environnement. Notre avis : passionnant et inoubliable.
Sommaire Introduction
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Premières lignes du premier chapitre " J'ai deux amours, mon pays et Paris. " La voix de la Vénus noire
se répand dans les ruelles grouillantes de Chiyah. Joséphine
Baker est morte. Sans se concerter, on a poussé le son des postes
de radio. On vit ainsi à Chiyah, dans la ceinture de misère
de Beyrouth, là où viennent s'échouer tous les pauvres
du Liban : incapables de cacher leurs émotions. Une manière
d'être l'un chez l'autre, avec les fenêtres et la porte toujours
ouvertes.
Extraits 1. " Pour meubler cinq heures d'inactivité, après plusieurs jours de séquestration, au milieu d'événements nouveaux auxquels ils ne comprenaient rien, les deux adolescents avaient répondu à l'invitation d'un inconnu leur proposant de satisfaire leur curiosité. Ils auraient pu, pareillement, apprendre le moteur à explosion ou le développement de la photographie. Le hasard avait placé sur leur chemin un combattant plutôt qu'un mécanicien, qu'un photographe, ou qu'un musicien. Après, on pourrait toujours parler de prédisposition, de prédestination ou de vocation... " 2. " Souvent j'ai pensé à cette confession de Marwan, dans les rues de Beyrouth, en voyant à chaque carrefour, à chaque permanence des milices, partout, les combattants au repos en train d'aiguiser leurs terribles poignards ou leurs baïonnettes sous l'oeil amusé des enfants et indifférent des adultes. Cette lame brillante et longue, cette lame pointue, ils la caressaient avec attention, avec bonheur, avec fierté. Comment ne pas se souvenir des propos de Marwan, expliquant le conditionnement et les exercices auxquels tous ces hommes ont été soumis, quel que soit leur camp ? L'arme est devenue une partie d'eux-mêmes. Un ustensile naturel. " 3. " A chaque pas, il trouvait une raison de se battre, un alibi à la haine, un argument à la mort, une obligation de se défendre. Marwan était pris dans un cercle vicieux, dans un cercle infernal. Une tempête l'emportait et il ne trouvait aucune branche pour s'accrocher. Aucune issue ne se présentait à lui. A chaque fois, une main le jetait au milieu du cyclone. Aujourd'hui, Chiyah tout entier lui interdisait de sortir de la tourmente, le poussait au beau milieu de la fournaise. "
Quatrième de couverture " Ce jour-là, j'avais rendez-vous
avec un tueur. Marwan, 26 ans, formé dans les combats du Liban,
avait tué plus d'hommes qu'il n'avait aimé de femmes. France - ISBN 504727 - 247 pages
A propos de l'auteur Né en 1948, Patrick MENEY fut correspondant de l'A.F.P. à Rome puis à Moscou. En 1983, il reçut le Prix Albert Londres pour l'ensemble de ses reportages sur l'U.R.S.S. (dont la Kleptocratie et les Mains coupées de la Taïga). Il se vit décerner le Prix des Maisons de la Presse 1985 pour son roman Niet. |
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